Tomrum est une performance conçue par la compagnie Danoise Carte Blanche. Des artistes Australiens, Français, Catalans et Danois ce sont installés pour un mois dans un collège à Viborg, Danemark, et ont transformé le hall principal en une installation poétique immersive. Un espace onirique de réflexion et d'émerveillement où la lumière et l'obscurité, les odeurs et les sons piquent notre curiosité et nous invitent à questionner ce que nous savons du monde. Le public devra laisser ses chaussures, son téléphone et sa montre à l'entrée pour entrer dans un lieu en dehors de la vie de tous les jours. Ici, le temps est suspendu, pour permettre de se perdre dans les nombreux récits poétiques qui se cachent dans les coins et recoins du grand hall. 

Le spectacle s'est joué pendant deux semaines au Gymnasium Katedralskole de Viborg, en décembre 2018. Le public pouvait rester dans l'espace aussi longtemps qu'il le souhaitait. 

En plus de l'installation, l'équipe du spectacle a mené une recherche avec les élèves et professeurs autour de la notion d'apprentissage, d'éducation et leur lien avec l'émerveillement. Certaines classes ont été impliquées dans le processus créatif qui a mené à la création de la performance. 

L'espace de Tomrum avait une soundscape très détaillée qui évoluait cycliquement, plongeant la pièce dans différentes ambiances. Pour leur conception, Raphaël Mars s'est basé sur les univers visuels de l'espace, et sur la dramaturgie conçue par Sara Topsøe-Jensen, metteuse-en-scène. En résulte un son rythmique et organique, avec énormément de samples de sons de la nature (arbres, ruisseaux, oiseaux, pluie...) de son captés par la Nasa dans l'espace, ainsi qu'un certain nombre de sons captés par Raphaël dans les couloirs de l'école elle-même, et assemblés pour créer un paysage sonore à la fois familier et poétique.